Discours Vœux 2012 – Jacques Krabal

Monsieur le Sous-Préfet,
Mesdames les Vice-présidentes du Conseil Régional de Picardie,
Mesdames, Messieurs les Conseillers Généraux,
Mesdames, Messieurs, les élus en vos diverses qualités,
Monsieur le Capitaine de Gendarmerie,
Monsieur le Sous Directeur du Centre Pénitentiaire représentant Mme la Directrice,
Monsieur le Commandant du Commissariat de Sécurité Publique,
Monsieur le Commandant des Sapeurs Pompiers,
Mesdames, Messieurs les Chefs d’établissement, Chefs d’entreprises, artisans, commerçants et de professions libérales, Responsables d’administration,
Mesdames, Messieurs les Syndicalistes,
Les Présidentes et Présidents d’association,
Mesdames, Messieurs les journalistes
Mesdames, Messieurs, Mes Chers(e) Amis(e)
Merci Isabelle.

C’est un grand plaisir pour Christiane, pour le Conseil Municipal, les élus de Château-Thierry, et pour moi-même, de vous accueillir si nombreux, ce soir, à l’occasion de cette cérémonie de vœux.

Sans plus tarder, je vous souhaite une bonne année 2012, pour chacun et chacune d’entre vous, pour vos familles et pour tous ceux qui vous sont chers, mais aussi pour vos entreprises, vos associations, et les institutions que vous représentez.

Plaisir encore plus fort ce soir, puisque nous fêtons le 20ème anniversaire de ce rendez-vous. Hé oui, comme le temps passe !
Mais le plaisir, la détermination et l’enthousiasme sont toujours là.
Mes discours,  sur la forme et sur le fond, ont certainement évolué. Mais  mes convictions demeurent inébranlables. Vous les  retrouverez encore ce soir.
Ce discours de vœux, c’est pour moi bien plus que des mots ou des paroles. C’est l’expression simple de mes sentiments les plus sincères.
Un des fils conducteurs de mon action qui est aussi la marque de mon état d’esprit, c’est de rester optimiste en  toutes circonstances. Bien sûr, je n’ignore rien des difficultés qu’un nombre de gens de plus en plus grand traversent aujourd’hui. Elles semblent se multiplier sans cesse et obscurcir l’avenir. Pourtant, cette année 2012 est porteuse d’espérance et de renouveau. Un printemps de notre histoire est possible. D’autres perspectives sont en germes et ne demandent qu’à pousser si nous savons les arroser de notre détermination.
Alors pourquoi se faire à l’avance un sang d’encre quand cette année s’ouvre pour nous ?

Cette année 2011 nous aura déçus, attristés. Localement, avec la disparition de l’Aigle du Vieux Château, notre collaborateur, Pierre Tanguy, ou encore Gilbert Renault, ancien Président des donneurs de sang, un bénévole au cœur d’or. Je pense à nos amis sapeurs-pompiers, Robert Boyot, Stanislas Banas et André Nicaise. Je pense aussi à Georges Péronne, un des animateurs importants de la Petite A qui vient de nous quitter. Sa gentillesse était légendaire, de nombreux jeunes lui doivent de savoir jouer aux échecs.  Je me permets d’y associer les gendarmes, les policiers et les sapeurs-pompiers qui ont donné leur vie pour notre sécurité.
2011, ce fut aussi l’année du combat contre les fermetures de classes dans les écoles de nos communes. Si nous avons remporté des victoires, grâce aux parents d’élèves et aux enseignants, nous devons rester vigilants à l’avenir.
Pour 2012, 4 classes sont encore menacées de fermeture, à Château-Thierry. Nous devons tout faire pour préserver et améliorer la qualité de notre système éducatif, clef de voûte de l’avenir de notre jeunesse et de notre pays.

Au niveau international, ce fut aussi une terrible catastrophe au Japon, l’énumération malheureusement ordinaire des catastrophes naturelles, des attentats sanguinaires, des guerres ouvertes ou larvées avec la mort de deux de nos soldats il y a quelques jours en Afghanistan, ce qui porte à 78 le nombre de décès. Saluons leur mémoire et pensons à leurs familles.
Bref, une énumération de la folie humaine qui hélas aime à se donner à voir.
Et puis un peu partout, dans des sociétés développées gagnées par l’égoïsme, la montée de la xénophobie, le racisme et des actes de violence sans précédent comme en Norvège au beau milieu de l’été. Montrant s’il en était besoin que la bête immonde n’était pas morte et que le combat mené par les ACPG pour la mémoire devait être encore renforcée. Merci à vous tous de garder nos consciences en éveil.
Et pour terminer : la crise de la dette qui frappe nos économies. Elle instille des perspectives de plus grande précarité sociale.
En 2011 plus que les autres années, c’est un peu comme si l’idée même du progrès humain était tombée en panne.
Oui une année 2011 à ne pas marquer d’une pierre blanche, même si, sur les rivages méridionaux et orientaux de la Méditerranée, un salutaire vent de liberté a balayé des régimes liberticides et ouvert un chemin même encore incertain vers la démocratie et la justice sociale.
Ces peuples, ces combattants de la liberté, ne savent pas eux non plus ce que leur réserve l’avenir, mais ils sont animés d’espoir. Merci à eux pour ce témoignage de courage.

Alors, en 2012, comment rester optimistes, alors que les termes de dégradation, de récession, de dépression s’installent et que les mots crise et dette sont sur toutes les lèvres dans toutes les langues du monde ? Si l’on écoute nos responsables, la situation est grave et même dramatique. Nos pays et même notre humanité seraient en péril ! On nous dit, nos «experts» s’en occupent depuis 2 ans, à travers la crise grecque, avec quels résultats ?
Et puis les réunions G7, G8, G17, G20 ou 27 (cela ressemble à une partie de loto) débouchant à des solutions, acceptables, pour les marchés, mais certainement pas pour les Etats et encore moins pour les citoyens ! Je ne partage pas cette position, parce que «la crise est mondiale »,  il n’y aurait rien d’autre à faire ? Se ranger dans le camp des optimistes, c’est dire que d’autres solutions existent.

L’Europe et la France doivent proposer d’autres perspectives que la rigueur et l’austérité durable. Pour réduire le poids des dettes publiques, il faut faire croître l’activité économique plus rapidement que la charge d’intérêt, comme cela a été fait en 1945 avec le plan Marshall.
La croissance a besoin d’activité et de pouvoir d’achat, et non l’inverse. L’Europe, en lançant un programme d’équipements, de grands travaux, doit y contribuer. Le seul projet de désendettement, tire vers le bas l’activité économique, l’emploi et le pouvoir d’achat.

Et les conséquences sont hélas implacables ! Chaque jour depuis 3 mois, la France compte 1 millier de chômeurs supplémentaires. Le chômage a progressé de + 5 %. Je pense aux 220 salariés de chez Quebecor, ils sont 70 à vivre ici dans nos communes, mais aussi aux salariés de nombreuses autres entreprises en prise avec des difficultés.
Les conséquences sont là. Pour notre pays, 2 seuils symboliques ont été franchis : + de 3 millions de chômeurs, + de 5 millions d’inscrits à Pôle Emploi. Les salariés de Pôle emploi n’en peuvent plus, d’ailleurs il en est de même pour les travailleurs sociaux.  Ce chiffre  du chômage est le plus mauvais résultat depuis 12 ans ! Les promesses de ramener le chômage sous le seuil de 9% de la population active ne seront là encore pas tenues.
Et, hélas, en 2012 avec la récession annoncée, c’est au contraire la barre des 10% qui sera franchie, contre à peine 6% en Allemagne !
Ce constat pose quand même, pardonnez-moi de le dire, la question de la responsabilité politique. Bien évidemment je ne l’aborderai pas ce soir, il sera temps de faire le bilan dans quelques semaines, puisque le calendrier démocratique l’a voulu ainsi, avec les élections présidentielles et législatives.

Certes la situation est difficile. Nous devons l’examiner avec honnêteté et ne pas oublier que le chômage de masse gangrène notre société depuis trop longtemps d’une manière insupportable. Il est nécessaire, en  2012, que soit mise en œuvre une véritable politique de l’emploi sans fatalisme ni tabou. Parce que nous savons tous que le travail, c’est la dignité et que le chômage, c’est la misère.

Lutter contre la pauvreté

Comment pouvoir admettre l’explosion de la misère, de la pauvreté dans le monde mais aussi dans notre pays ? Comment accepter le dénuement des uns quand le faste des autres explose chaque jour davantage ?
2011 une mauvaise année ? A voir ? Pas pour tout le monde !
Savez-vous que la France est championne d’Europe du nombre de milliardaires ? En pleine crise, alors que pour la population ce sont le chômage et la pauvreté qui s’accroissent, un comble.

Salaires faramineux, stock options, retraites chapeaux, parachutes dorés, ou la nouveauté  « Golden Hello » (Prime de Bienvenue) flambent au sommet de la pyramide sociale.
Ces rémunérations sont une source de pollution, elles ruinent la valeur travail, pourrissent les relations sociales et minent la politique. La santé florissante des plus riches s’est accompagnée d’une montée continue des inégalités sociales.
Il faudrait absolument arriver à bloquer les salaires les plus élevés. Et puis mettre en place une fiscalité plus juste où ceux qui gagnent beaucoup paient plus.
Comment accepter que les entreprises du CAC 40 soient moins fiscalisées que nos PME et que l’ISF soit revu à la baisse, sans parler des cadeaux fiscaux qui ont été faits aux plus riches ces dernières années ?
C’est ce message de refus de l’injustice que nous transmettent les divers mouvements d’indignés, de Madrid à Athènes, de New York à Tel Aviv, ils veulent que soient remises au cœur du débat politique : l’économie et la justice sociale.

En 2012, écoutons-les, et entendons-les. Eux aussi demandent de croire en un avenir meilleur pour tous !
Et un avenir meilleur pour tous entraîne plus de solidarité pour ceux qui ont perdu logement, famille et santé. Et souvent ils n’ont plus de quoi se nourrir. Dans l’espoir qu’un jour les minimas sociaux permettent de vivre réellement. Sans hésiter, soutenons  les bénévoles des associations caritatives, Restos du Cœur, Croix-Rouge, Banque Alimentaire, Secours Catholique et Secours Populaire. Pour les plus faibles, pour qu’ils gardent leur dignité, ils abattent des montagnes.

Je tiens à saluer aussi l’engagement des responsables de la grande distribution qui ont spontanément répondu à ce cri de solidarité, ici à Château-Thierry.
La municipalité ne sera pas en reste non plus, avec une subvention supplémentaire que je proposerai au prochain Conseil Municipal. La Ville se doit de renforcer son soutien auprès des bénévoles des associations caritatives. Leurs locaux, avenue de la République, doivent faire l’objet de réaménagements pour faciliter la tâche de tous ceux qui travaillent main dans la main, avec la seule volonté d’atténuer la misère des Hommes et des Femmes. Je veux les en remercier ici publiquement.

La solidarité active, c’est également le formidable élan des bénévoles du Téléthon : à tout âge, ils se mobilisent pour collecter toujours plus de fonds en direction de la recherche sur les maladies génétiques. Ils sont accompagnés dans leur générosité par le Triathlon Club de l’Omois et l’Union Musicale, dons pour les recherches des maladies du cerveau et contre le cancer. Bravo à toutes et tous.
Des exemples qui montrent qu’en 2012 nous ne devons rien lâcher quand il s’agit de solidarité.
Oui, tout est loin d’être rose, mais baisser les bras, c’est accepter la fatalité. Alors que l’optimisme, c’est affirmer la volonté de changer le cours des choses. Et c’est possible.

Pour changer le déroulement des choses, il ne faut pas les regarder d’une manière béate mais analyser, pour comprendre et pour agir avec efficacité.
Agir seul, ce n’est pas facile,  tous ensemble,  c’est plus efficace. Au Pays de Jean de la Fontaine, nous savons « que l’union fait la force », partageons, discutons, débattons ensemble mais aussi décidons et soyons responsables.
C’est la méthode que je partage avec mes collègues du Conseil Municipal,  avec ceux de la CCRCT et du Pays du Sud de l’Aisne.
Bien des dossiers et des réalisations ont été concrétisés depuis 3ans et demi et particulièrement en 2011.
Néanmoins, à un moment où l’action publique et politique fait l’objet de critiques, je veux dire ici avec solennité que vos élus se démènent sans compter, avec honnêteté, pour faire bouger nos communes rurales et nos bourgs centres. Je n’oublie pas le syndicat d’assainissement  avec la nouvelle station d’épuration (14 M €), l’USESA avec le projet d’une usine d’eau sur la Marne, 7 M €. Voilà un meilleur service pour les habitants et du travail pour nos entreprises. Cette démarche est la même pour notre ville.
Oui les témoignages sont là, partout dans la ville, la Rotonde, le terrain de sport à Blanchard, la rue Carnot et la Place Jean de La Fontaine, le Parc St Joseph à la Vignotte en sont les exemples. En 2012, ce sera la MAFA, l’ascenseur à la mairie pour les personnes handicapées et bien d’autres projets encore.
Des aménagements structurants mais aussi des actions pour améliorer la vie quotidienne de nos habitants : trottoirs, éclairage public, bancs, propreté urbaine, en direction des familles, réorganisation des accueils scolaires, du périscolaire, pour les jeunes, ALSH, patinoire (+ de 3000 entrées), aqualudique à la piscine l’été.
Solidarité renforcée pour nos personnes âgées avec l’OCPRA, et le CCAS (réorganisation des services d’aide à domicile).

Une ville en bonne santé avec l’implantation du bio à la restauration scolaire, la récré fruitée (OCPRA), la rue est à nous avec l’ADIAMMO, l’AFD. Bientôt un Contrat Local de Santé, des jardins ouvriers avec le Lion’s Club et les Jeanne de Navarre.
C’est notre sens des responsabilités qui nous fait entreprendre tout ce que nous réalisons pour la Ville et pour ses habitants.

La Place Jean de la Fontaine, avec sa statue, en est l’illustration.
Hier des feux rouges hideux, des îlots directionnels d’une autre époque. Aujourd’hui, la métamorphose est totale. Maintenant, la clarté et la beauté illuminent notre cœur de Ville. Tous ces espaces étaient réservés aux véhicules, ils sont devenus une véritable place où chacun peut s’arrêter et rencontrer l’autre.

La Ville bouge et elle change, les résultats sont là. Ils sont le fait d’une volonté farouche de tout faire pour que Château-Thierry retrouve son attractivité et son rôle de locomotive de ville centre de notre arrondissement. Certes, il reste encore beaucoup à faire. Mais, il est légitime de regarder le chemin parcouru en si peu de temps.
Et puis, il m’est agréable de dire que même en politique, il y a des élus qui tiennent leurs promesses. Comme quoi, le changement, c’est possible.
Sans crainte, nous vous rappelons notre bilan financier de ce demi-mandat :
Non augmentation des taux des taxes communales pour la 4ème année de suite ! Et « l’ardoise » des prix municipaux est inférieure à l’inflation. Et les taxes, que ce soient sur les enseignes ou sur les aménagements, sont limitées au niveau le plus bas.
Un désendettement de 2 millions d’euros !
Et un montant d’investissement de près de 22 millions d’euros ! Grâce à ces investissements, nos entreprises locales du bâtiment et des TP ont pu maintenir leur emploi. Avec les clauses d’insertion sociale, en lien avec la Mission Locale, le PLIE, l’insertion de chômeurs a été favorisée.

Ce bilan est le fruit d’une gestion rigoureuse, d’une baisse des dépenses de fonctionnement et de la diminution du train de vie de la municipalité. Il prend en compte une démarche offensive, la vente de biens improductifs et une recherche permanente des subventions.
Je tiens à remercier aussi Monsieur Le Sous-préfet pour l’obtention des subventions de l’Etat, le Conseil Général, Yves DAUDIGNY, le Conseil Régional, Claude GEWERC, et la CCRCT, Michèle Fuselier, qui soutiennent nos projets en les finançant.

Je n’oublie pas tous les agents de la ville, tous les collaborateurs et l’ensemble des collègues élus de la ville.  Ces réalisations sont aussi les leurs.
J’aurai une mention particulière pour les élus de la majorité qui se dépensent sans compter pour faire avancer les dossiers. Je veux signaler le plaisir que nous avons eu, lors des deux derniers Conseils Municipaux, d’avoir des échanges détendus, courtois, propices à une réflexion sereine.   Je souhaite que pour 2012, au-delà de nos différences, cet état d’esprit puisse être maintenu.

En cette période d’incertitude, montrons à nos concitoyens notre volonté de travailler ensemble dans l’intérêt de tous, dominons nos positions partisanes.
Nous démontrons ainsi que,  quand il y a une volonté, il y a un chemin pour embellir, rénover, moderniser et  rendre plus attractive notre belle ville.

Oui, en 2011 la ville a retrouvé confiance, ses habitants en sont heureux et fiers.
Comment, forts de ces résultats, ne pas être optimiste et ne pas croire en l’avenir de notre territoire ?
Et puis, vous êtes tellement nombreux à vous engager, à vous mobiliser pour notre ville et pour notre territoire, que nous devions aussi vous accompagner dans votre dynamisme.

Emploi – Commerces – PME -Artisanat

Tant d’Hommes et de Femmes se battent pour développer leurs entreprises, pour élever le niveau d’éducation et de formation de nos jeunes.
Vous ne vous posez pas de questions, vous ne cédez pas au découragement.
Regardons comment, grâce à vous, notre agglomération a reconquis son attractivité commerciale. De grandes marques sont venues s’installer sur les espaces à Essômes-sur-Marne, sur la zone industrielle de la Grande Borne, modernisée avec les aménagements mis en œuvre par la CCRCT, mais aussi en centre-ville. Même si, hélas, des boutiques et des entreprises ferment, notre ville de nouveau attire.
Je tiens à remercier tous les dirigeants de ces entreprises d’avoir fait confiance à Château-Thierry. Maintenir l’emploi et même le développer c’est votre ambition et c’est la nôtre. En 2012, je sais que de nombreux projets vont encore voir le jour. Des friches vont disparaître, des espaces seront modernisés et agrandis, de nouveaux services proposés. Dans quelques jours, nous organiserons une réunion de travail avec les Boutiques de Château-Thierry et Vazi. Nous débattrons de ces projets et aborderons les travaux à venir : le haut de la Grande Rue, la suppression des feux tricolores en face de Greenfield, à la Poste, et bien d’autres encore.
Oui nous avançons ensemble et nous continuerons à le faire.

S’il est indispensable d’aller encore plus loin dans le renforcement de l’aménagement de notre centre-ville, ne perdons pas de vue les rôles joués par nos espaces commerciaux périphériques.

Et que dire sur la ZIR de la Moiserie et de la ZID de l’Omois ? Les permis de construire et les travaux s’accélèrent. Des PME se développent, des artisans investissent, comme nulle part dans l’Aisne. Il y a quelques jours avec Yves Daudigny, Président du Conseil Général de l’Aisne, Michèle Fuselier, Présidente de la CCRCT, et les maires des communes, nous avons fait le point sur des projets de développement de la ZID. Là encore, les chefs d’entreprises n’en manquent pas. Ce sont 3 millions d’euros de travaux, voirie, bassins, pistes cyclables,  financés par le Conseil Régional, le Conseil Général et la CCRCT qui vont encore profiter aux entreprises et à l’emploi.
Comment, là encore, ne pas mettre en avant ce qui est positif pour notre territoire ?
Des hommes et des femmes agissent parce que notre territoire ne manque pas d’atouts. Ces atouts nous les jouons dès aujourd’hui, mais ils seront encore plus forts pour demain, si nous savons les développer ensemble.

Le Pays du Sud de l’Aisne, ce sont 123 communes et la société civile avec le conseil de développement qui travaillent ensemble pour le développement durable et une ruralité dynamique. Je vous donne d’ailleurs rendez-vous le jeudi 26 janvier, à 18H30, pour les vœux de l’UCCSA au Ru Chailly à Fossoy, afin que vous fassiez mieux connaissance avec ses actions. Ensemble nous sommes engagés dans une démarche d’économies d’énergie, en partenariat avec l’association Vie et Paysages, de promotion des filières courtes (bois et énergie), d’innovation avec les formations en éco-construction,  en partenariat avec la MEF, des produits bio, et la préservation de nos paysages contre les gaz et huiles de schiste avec le collectif Carmen ou encore pour notre cadre de vie contre les nuisances sonores avec l’association l’ONASA.

Sur ces 2 dossiers au plus haut niveau, j’ai le sentiment que notre territoire est déconsidéré. Les crédits européens obtenus (1M600.000) sont des leviers pour la promotion de notre patrimoine, le développement touristique, et la culture (Festival Musique en Omois, Festival Jean de la Fontaine, Patrimoine Vivant, C’est comme ça etc…) est privilégiée.

Notre situation géographique, ouverte à la fois sur Paris et sur Reims est une chance. Nous sommes sur un axe très porteur. Grâce au Conseil Régional de Picardie, nous possédons une desserte ferroviaire avec un train chaque heure pour la capitale. Avec le CDIU, nous devons encore améliorer la qualité de ces dessertes et aussi le confort et l’accessibilité de notre gare aux PMR.
Profiter de Paris, de Marne-la-Vallée certes, mais se rapprocher également de Reims pour réfléchir à la mise en œuvre d’un pôle métropolitain. Pour notre développement économique, mais aussi dans les domaines universitaires et de la santé, la réflexion autour de cette coopération est une chance pour nos territoires du Sud de l’Aisne.
Ce choix politique stratégique sera mis en œuvre à partir de la CCRCT, mais pour ma part j’ai souhaité que l’ensemble du Sud de l’Aisne soit concerné par cette perspective. Voilà encore un exemple qui montre notre ambition. Cette proposition politique nous la devons à Mme Adeline Hazan, Maire de Reims et à M. Franck Leroy, Maire d’Epernay, Président du G10.

Mais, sans attendre,  des partenariats sont déjà engagés entre le CHU de Reims et notre Centre Hospitalier (cancérologie, etc…) et cela n’empêche pas notre directeur de l’hôpital, le président de la CME et leurs équipes de développer encore notre  Centre Hospitalier. Après l’inauguration de l’IRM, ce sera bientôt l’unité Alzheimer attendue depuis longtemps. Les projets ne manquent pas, avec la demande de création d’une unité de soins de longue durée de 30 lits, d’un centre de dialyse et bien évidemment la modernisation d’un plateau technique promise par l’ancien directeur de l’ARS. J’espère que son successeur respectera ses engagements et sera attentif au développement de notre IFSI et aux attentes des associations de handicapés (Papillons Blancs). Si notre hôpital lui aussi a de l’ambition, il en est de même pour celui de Villiers-Saint-Denis. Je salue la présence de Mme la Directrice nouvellement nommée.

Même si les secteurs de la santé et leurs financements souffrent  dans notre pays en ce moment, nous pouvons nous réjouir de posséder des établissements de santé et des professionnels. Ils travaillent ensemble pour  se battre  et maintenir un service de soins (publics et privés de qualité), ça aussi c’est un atout pour notre territoire.
D’autres atouts encore : être la porte d’entrée du champagne.
Et le mot champagne est un des plus connus au monde et dans toutes les langues. Nous devons apprécier que ce secteur surfe sur la crise avec un certain succès, avec une croissance forte des ventes due à l’exportation alors que le marché hexagonal stagne.

Les coopératives, avec la COVAMA des champagnes Pannier, et les viticulteurs indépendants, contribuent largement à l’emploi et au développement économique.
Le champagne est une richesse aussi pour notre image et notre identification. En 2012, avec ce vin aux prestigieuses bulles, nous devons pétiller.

Et puis, mes chers amis, j’ai gardé bien évidemment le meilleur pour la fin.  Comment nous, à Château-Thierry, ville natale de Jean de La Fontaine, pourrions-nous nous laisser aller au découragement ? Lui qui s’est opposé aux plus forts, aux plus riches, au roi !

Voilà encore un exemple d’invitation à la lutte, pour plus de justice.
Ses fervents adeptes sont fiers non seulement de sa maison natale, qui achèvera sa restauration cette année, mais surtout de la place qu’il tient maintenant au cœur de la ville. Personne ne pourra plus ignorer que Jean de La Fontaine est né ici, à Château-Thierry.

Notre grand fabuliste doit être l’ambassadeur de notre ville bien au-delà de notre territoire. Lui aussi est connu de par le monde. Tous, petits et grands, connaissent ses fables.  Association des Amis du musée, des Amis de Jean de La Fontaine, et l’équipe du Musée, tout sera mis en œuvre pour renforcer le rayonnement de notre territoire, à partir de l’image de Jean de La Fontaine. Rayonnement avec un colloque international, des expositions artistiques et ludiques comme celle de notre artiste Yves Becquet, à la fois bédéiste et revisitant les morales de façon très personnelle et humaniste, mais aussi avec l’expérience du Puy du Fou, qui, dès avril, et pour toute la saison, va mettre en scène La Fontaine et ses fables.
2012 sera une grande année pour notre Bon Jean de La Fontaine.
Comme vous pouvez le constater, nous ne manquons pas d’atouts, de produits touristiques, j’aurais pu y ajouter notre Vieux Château, les aigles, notre patrimoine, la Marne, l’accrobranche  etc…
Mais maintenant comme à Provins, il faut faire venir les touristes en nombre. Ensemble gagnons ce challenge en 2012.

Cette dynamique est lancée, en lien aussi avec le musée du Trésor de l’Hôtel Dieu, l’office de tourisme et la communauté de communes, tous convaincus de l’importance de cet enjeu pour l’ensemble de notre territoire. Je tiens à saluer le formidable travail mené par Fatah Nekhili, nouveau directeur depuis mai dernier de l’office de tourisme et qui porte avec son président cette volonté de faire rayonner le territoire, parce que le tourisme c’est de l’emploi.
Et puis l’art, la culture, le sport, portés par un tissu associatif local important, sont aussi de formidables ingrédients de l’attractivité de la ville. Ils favorisent l’épanouissement de chacun et ils contribuent à mieux vivre ensemble.

Je salue aussi la création du centre de développement chorégraphique de l’échangeur, qui rayonne partout en France ainsi qu’au niveau international.
Alors, en 2012, pour déborder d’optimisme, laissons-nous entraîner dans ce flot de dynamisme.
Je pourrais trouver bien d’autres raisons pour nous inciter à l’optimisme. Permettez-moi de citer les 2 dernières :
Comme dans de nombreuses communes de France, notre ville a enregistré un nombre record d’inscriptions sur les listes électorales, + 1020 soit 10% de votants en plus. L’élection présidentielle y est pour quelque chose certes, mais quel que soit le résultat de l’élection, réjouissons-nous de ce regain de civisme. Je souhaite que cet engagement individuel soit aussi l’expression d’une volonté forte de la prise en compte de l’intérêt collectif.
Et puis, vous avez aimé l’année de la sculpture en 2011. Je ne doute pas qu’en 2012, vous adorerez l’année de la musique, de la chanson et des instruments!
Oui, cette année, Château-Thierry vivra au rythme de la musique, de toutes les musiques.  Ce sera la musique à la gare, dans nos rues commerçantes, dans les entreprises, à l’hôpital, dans nos écoles, partout… Nous avons choisi ce thème pour l’année culturelle pour les raisons que j’ai évoquées au fil de mon propos.
Parce que la musique est la plus belle des leçons d’optimisme, elle nous accompagne tout au long de la vie, elle encourage le soldat qui part au front, elle permet d’épancher notre douleur, quand nous saluons ceux qui nous quittent, elle rassure les enfants et elle apaise les parents. La musique, c’est le langage des émotions, disait Kant, c’est le meilleur vecteur des passions, des sentiments et des idées. Elle porte les insurgés qui prennent les Bastilles, elle réunit les nationalités, dans un unisson poétique. « De n’importe quel pays, de n’importe quelle couleur, la musique est un cri qui vient de l’intérieur », chantait Lavilliers.

Et bien, ce cri, nous vous proposons de l’extérioriser tous ensemble, pendant cette année. Cri de joie, cri d’espoir, cri de plaisir, cri d’amour et cri de rassemblement ! La musique se vit, elle se partage et elle nous permet de communiquer, au-delà des langues, au-delà des mots. Elle est aussi une formidable école de la vie, un enseignement de la persévérance, de l’engagement. Elle demande du temps et de la patience pour trouver sa place dans l’orchestre, comme nous la trouvons dans la société, pour ensuite jouer tous ensemble.
Et puis, la musique est un souffle, avant tout, le souffle qui porte la parole, qui la transcende et la magnifie.
Comme nous le faisons pour notre ville, la musique s’appuie sur l’histoire et la tradition pour mieux aller de l’avant, elle a toujours un temps d’avance sur la société et elle la fait progresser.
Pour Château-Thierry, cette année de la musique n’a pas pour vocation de mettre tout le monde au diapason ou d’entendre une unique note. Au contraire, elle doit nous permettre de former un chœur, celui de toutes nos voix mêlées, dans la diversité et la richesse, pour parvenir à une harmonie qui sublime les disparités, les clivages et qui nous porte, tous ensemble, plus haut et plus fort !

Alors Mesdames, Messieurs, mes chers amis comment ne pas dire vive 2012 !
Vive Château-Thierry en chœur.
Vive le Sud de l’Aisne et vive la France !

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